Respectivement sixième et septième recrues olympiennes du mercato estival, Cyril Rool et Elinton Andrade ont été présentés à la presse ce mercredi à la Commanderie.
Depuis le 14 juillet, l'Olympique de Marseille compte parmi ses rangs un nouveau gardien de but. S'il n'a fait que courir pour son premier entraînement le jour de la Fête Nationale, il s'est déjà mis au travail aujourd'hui car Didier Deschamps compte sur lui. «Je suis parti du principe que j'avais besoin de trois gardiens. Il y a Steve Mandanda qui est numéro un, il y a Rudy Riou qui a un problème physique. Il sera éloigné des terrains pendant 3 ou 4 semaines. Donc dans tous les cas, j'avais prévu de prendre un gardien. J'ai un réseau avec des informateurs, j'ai regardé des DVD pendant le stage. Je les ai fait voir à Laurent Spinosi, l'entraîneur des gardiens, à Guy Stephan, j'ai demandé un avis à la cellule de recrutement. Quand j'ai fait mon choix, j'en ai parlé à José Anigo et cela s'est fait. C'est quelqu'un qui a une grande expérience, il était titulaire à Bucarest, il n'a pas peur de la pression. Il a beaucoup de qualités, il lui faudra un peu de temps pour s'adapter mais il parle déjà plusieurs langues. J'ai pris beaucoup de renseignements sur l'homme. C'est quelqu'un de bien qui peut rendre service à Steve Mandanda. Je compte sur lui, il le sait ensuite le terrain parlera».
Ce poste de doublure derrière Steve Mandanda n'effraie pas ce gardien de but de 30 ans. «J'ai toujours travaillé dans l'ombre de grands gardiens que ce soit à Flamengo avec Julio Cesar ou à Bucarest où le titulaire était le goal de l'équipe nationale. Je suis ici pour être patient. Si l'entraîneur a besoin de moi, je serai toujours disponible». Après Bucarest, l'OM est une progression dans sa carrière. «C'est un grand plaisir d'être ici. Durant toute ma carrière, j'ai toujours cherché à jouer dans de grands clubs que ce soit au Brésil avec Flamengo ou Vasco de Gama ou en Europe avec le Rapid Bucarest. Maintenant, pour moi et pour ma famille, c'est un honneur d'être ici».
D'ailleurs, il pourrait jouer plus de match que prévu puisque Didier Deschamps a laissé planer un doute sur le fait de faire souffler Steve Mandanda pour certaines compétitions. «Je vais en parler avec les principaux intéressés mais je considère que Steve a beaucoup joué l'année dernière, peut-être parfois un peu trop. A un moment, il aurait peut-être eu besoin d'une plage de récupération, pas que sur le plan physique, psychologiquement également car il est impliqué avec l'équipe de France et il a enchaîné les matches. Il faut aussi répartir le temps de jeu. Dans l'ordre des priorités, il y a le championnat et la Ligue des Champions et les deux coupes nationales. J'aime que le temps de jeu soit un peu réparti pour que tous soient acteurs et pas seulement là pour faire les entraînements et les mises au vert. Ce qui est valable pour un joueur de champ l'est également pour un gardien : s'il reste des mois et des mois sans jouer, c'est compliqué». Mais Steve Mandanda sera le portier titulaire de l'OM. «Il est le numéro un absolu. Il n'y a aucune crainte de ce côté-là» a conclu l'entraîneur marseillais.
Avec ce transfert et celui de Cyril Rool, le recrutement de l'OM se poursuit donc à un bon rythme et Didier Deschamps a confirmé que le club était toujours à la recherche d'un attaquant supplémentaire. «On travaille toujours, a-t-il expliqué, mais si ça va dans un sens, ça doit aussi aller dans l'autre. Il faut tenir compte du cadre mais ne vous inquiétez pas, ça se fera. Même si ça prend un petit peu de temps, on arrivera à trouver une solution.»
Ainsi parmi les joueurs susceptibles de partir, le coach a précisé qu'il existait des «complications» entre Lorik Cana et le club allemand d'Hambourg. De même, le coach a annoncé que la situation était claire concernant Mathieu Valbuena : «Je n'ai rien à lui reprocher dans l'attitude ou dans le travail. Il connaît très bien la situation. Ce n'est pas une question de qualité et je n'ai pas envie que d'ici un ou deux mois, il me demande pourquoi je ne lui en avais pas parlé au départ. Il était habitué à avoir 100 et quand on n'a que 40 ou 50, ce n'est pas facile à vivre. Je le comprends que ce soit à 20, 25 ou 30 ans. Il pense à sa carrière, il a beaucoup d'ambition et c'est très bien. C'est ensuite à lui de voir avec les gens qui défendent ses intérêts.»